Activité finale du MOOC eFAN Langues

J’ai suivi avec le même intérêt les derniers modules de ce MOOC dont j’ai trouvé les supports complets et très intéressants. Je reste sur ma position quant à sa valeur d’enseignement : peu de mises en activité et de manipulations; il ne restera sans doute pas grand chose à ceux dont le quotidien n’est pas en contact régulier avec ces notions.

Une belle découverte au passage : le site de Y. Arthus Bertand, S. d’Orgeval et B. Rouget-Luchaire : 7 milliards d’Autres, l’idée est aussi intéressante que la réalisation. Un magnifique support pour des activités interculturelles.

Le dernier module du MOOC nous propose une activité d’évaluation du MOOC (par les pairs): il s’agit  de concevoir une cyber-tâche, c’est-à-dire une tâche axée sur l’exploitation du web social, qui puisse s’intégrer dans un dispositif hybride, dans un projet de télécollaboration ou dans une formation à l’intercompréhension. Je me rends compte, en cherchant un service du Web social qu’il n’y a pas finalement une grande variété de possibles dans ce domaine et je choisis finalement ce que j’utilise régulièrement : Pinterest.  On finit par retomber dans les mêmes thématiques et activités : les forums de voyages, de cuisine, de cinéma et quelques services plus ciblés qui rompent  la monotonie comme birdsdessines.fr et quandjetaispetitjecroyaisque.com

Mon activité proposée sur le web social :  La Bucket List !

Un MOOC sur le numérique et les langues : eFAN Langues

Je me suis inscrite sur le MOOC eFAN Langues : Enseigner et former avec le numérique en langues sans être sûre de trouver le temps. Bien m’en a pris, j’ai effectivement peu de temps mais ce MOOC, sans être chronophage, propose des ressources d’une grande qualité. Sur la forme, il est similaire au MOOC Rue89 avec des modules comportant 3 vidéos dont le tournage est très soigné. La prosodie des intervenants est agréable, le décor très sobre et des visuels simples viennent appuyer et structurer les discours. Un forum recueille ensuite les commentaires, réactions ou retours d’expériences des participants. Un quizz, sans véritable intérêt du point de vue de l’apprentissage, vient clore chaque module,.

eFAN Langues est malheureusement hébergé sur la plateforme FUN. Si elle est simple à prendre en main et correspond bien en ce sens aux contraintes des MOOCs dont les durées sont généralement courtes (quelques semaines), la gestion des forums est minimaliste. Une seule interface de lecture regroupe les différentes « discussions » du MOOC, il est réellement difficile de s’y retrouver. Aucune notification par mail n’est possible. Une fonction de suivi permet toutefois de noter certains messages qui seront alors listés en activant cette option. Certaines discussions sont ainsi en friche : les auteurs n’étant pas prévenus de l’activité sur leur message. Et c’est dommage, les contributions sont souvent intéressantes et riches d’enseignement mais les objectifs et intérêts de chacun étant très divers, il est difficile de s’orienter dans les échanges.

Ce MOOC me renvoie malgré tout à la définition de ces COURS en ligne massifs et ouverts. Si les supports proposés sont très riches, il ne justifient pas à eux seuls le terme de MOOC derrière lequel je m’attends à trouver l’idée de dispositif d’apprentissage. Ici, il s’agit plutôt de mise à disposition de ressources (même si elles sont excellentes) associée à des forums dans lesquels, il est vrai, l’équipe du MOOC intervient régulièrement.

Je viens de terminer le module 2 et je continuerai à suivre avec intérêt les deux derniers modules.

Pour suivre le Mooc  : Compte Twitter eFAN Langues
Pour localiser les participants du Mooc : La carte de la communauté eFAN Langues

Où dormir ce soir ? Création d’un parcours FLE en ligne.

Où dormir ce soir ?Pour finaliser ce master FLE, Celine Sultana, avec qui j’ai régulièrement travaillé et échangé au cours de cette année universitaire au Mans, Marika et moi-même avons créé un parcours d’apprentissage de français langue étrangère : Où dormir ce soir ? que nous avons souhaité ouvert afin de bénéficier d’un public le plus large possible et d’obtenir ainsi des retours qui nous permettront d’aller plus loin ! Il est destiné à des apprenants de niveau A2 selon l’échelle du Cadre Européen Commun de Référence pour les langues.

Dans ce parcours actionnel, les apprenants réalisent différentes tâches, telles que :
– traiter des informations relatives à l’hébergement touristique et formuler ses préférences,
– rédiger une lettre de réservation,
– présenter un logement touristique de leur choix.

Où dormir ce soir ?  peut être utilisé :
en autonomie par des apprenants ou des internautes qui pourront s’exercer sur les étapes de ce parcours sans toutefois accéder aux forums (une grille d’auto-évaluation est disponible).
par des enseignants et leurs apprenants (après nous avoir contactés pour l’ouverture des forums). Un coin enseignant précise ces modalités d’utilisation et propose une fiche pédagogique complète pour son exploitation.

Tout est dit, n’hésitez donc pas à tester et à me faire part de vos remarques !

Les badges du MOOC eLearn2

Un chiffre qui nécessite sans doute d’être analysé au-delà des apparences mais sur plus de 700 participants du MOOC eLearn2,  je fais partie des 10 seuls participants à avoir obtenu le badge niveau 3 de la formation complète eLearn2  ! MOOC trop long ? Charge de travail trop importante pour un MOOC ? Manque de reconnaissance ou d’intérêt des participants pour les badges ?

badge

 

Bilan du Master 1 DiL-FLE

Je termine ce master début juin. J’ai finalement peu écrit sur les différents cours qui composent ce cursus. Sans doute parce que beaucoup d’entre eux restent très académiques. La qualité des contenus, de la scénarisation et du tutorat a parfois été inégale d’un cours à l’autre mais beaucoup ont été intéressants. Je retiens notamment un excellent cours sur les Dimensions culturelles et les enjeux d’appropriation et le tutorat bienveillant et constant de Yu Chen. Mais cette année a aussi été enrichissante grâce aux nombreux échanges entre participants sur les forums de la plateforme et sur Facebook. Le nombre d’inscrits important (plus de 100 puisque trois universités partagent le même espace) a été un facteur d’émulation et d’enrichissement évident pour moi. Il me semble que cette formation gagnerait à utiliser cette dynamique à travers une pédagogie plus collaborative. Bilan positif !

eLearn2 : Bilan

Afin d’obtenir un badge «Participant MOOC eLearn2 », je dois témoigner des acquis suivants :

Capacité à développer ses connaissances en pédagogie et en technologie éducative en vue de les mobiliser dans des argumentations et/ou dispositifs d’apprentissage en ligne
Capacité à développer des ressources d’apprentissage médiatisées.
Capacité à interagir en ligne avec les autres et à apprendre de façon collaborative,
Capacité à gérer son apprentissage en autonomie dans le cadre d’un MOOC d’une durée de 25 semaines.

C’est fait et c’est sur un Storify … non intégrable sur wordpress.com, il faudra suivre le lien  !

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Un bilan positif pour ma part. Seule, je n’aurais pas été aussi loin dans la réflexion sur ce projet et dans l’expérimentation d’outils et de dispositifs (évaluation par les pairs notamment). C’est ma seconde expérience d’apprentissage « massif » (j’exclus Rue89 de la catégorie). Mille participants plutôt que cinquante, ça change quelque chose ? Oui, si la scénarisation n’est pas extrêmement bien pensée, on s’y retrouve plus seul(e) qu’en petit nombre. Tout n’était pas parfait mais les moments d’apprentissage en négatif sont parfois aussi efficaces que les autres. Merci à tous les concepteurs, organisateurs et animateurs d’eLearn2.
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Mais si les MOOC fleurissent de toute part, même à l’issue de celui-ci, je ne parviens pas à me positionner sur leur efficacité « massive » et sur l’avenir qu’ils représentent. Il me semble que seul un petit nombre en tire vraiment bénéfice. Qu’en est-il pour réellement la majorité silencieuse ?
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Module 8 : la question du droit

Le Module 8 d’eLearn2 traite des enjeux juridiques de l’enseignement en ligne. La question est déjà complexe pour l’enseignement présentiel en France (notamment pour comprendre les limites et le périmètre de l’exception pédagogique). Beaucoup d’enseignants la considère d’ailleurs avec un certain … recul et décident, face à cette complexité, d’agir en leur âme et conscience. La question est réactivée par le numérique et la persistance de contenus. D’autres modalités s’appliquent alors, différentes pour les espaces authentifiés de ceux qui ne le sont pas. Lorsqu’il s’agit d’espaces numériques personnels (blogs, …) les enseignants semblent conserver la même approche qu’en présentiel mais lorsque ces espaces sont institutionnels ou professionnels (ENT, LMS, …), il devient difficile de contourner le problème.

Dans mon projet de formation sur M@gistère, je vais devoir plus précisément m’intéresser à la question du droit à l’image (plus précisément pour les vidéos de séances en classe avec des élèves car si les visages peuvent être floutés sur les photos, il n’est pas possible de réaliser ce traitement simplement sur une vidéo). Il me faudra obtenir l’autorisation des parents ou utiliser les vidéos de la BSD (Banque de Séquences Didactiques – Canopée) disposant déjà des droits ad hoc. Les visuels et les contenus seront soit créés soit libres de droit. 

Sources :
Une série de 5 vidéos sur Quels droits pour un enseignement en ligne ? – ADBS
Un article synthétique : Faire jouer l’exception pédagogique – Eduscol
Guide juridique –   Académie de Créteil :

Un MOOC sur les réseaux sociaux par Rue89

MoocRue89b

 

 

Je me suis inscrite sur le MOOC de Rue89 : Informer et communiquer sur les réseaux sociaux. C’est plus sa présentation lors de son lancement qui m’a interpellée que son thème proprement dit. Ce MOOC se veut « très différent dans sa réalisation de ceux qui sont conçus par des universitaires. Il innove dans la mesure où il a été tourné et monté par des journalistes reporters d’image dans les studios ».

Nul doute, il est différent ! Il ne s’encombre pas de pédagogie, peu d’échange ou de partage, pas d’activités si ce n’est un quiz à la fin de chaque semaine … Pragmatique donc ! L’objectif est de former en 5 semaines à l’usage des réseaux sociaux afin de permettre aux journalistes et aux responsables de communication de les utiliser dans leur activité professionnelle.

C’est sans doute le terme de MOOC qu’il faut redéfinir ou simplement définir. Je mets derrière ce terme des contenus certainement mais aussi un type de dispositif d’apprentissage imaginé par Stephen Downes et repris par George Siemens. Il faut peut-être une nouvelle entrée dans la typologie des MOOC : après les cMOOC et les xMOOC, les Business MOOC ou Pragmatic MOOC …

Je mets de côté mes aprioris et je teste accompagnée peut-être par les 5000 inscrits annoncés. Chaque module est constitué de 5 vidéos courtes (une dizaines de minutes) et d’un quiz d’évaluation. De manière optionnelle, chaque lundi, une vidéo live permet aux participants de poser des questions en direct. Un forum est à disposition dans le même but. Les échanges se font essentiellement dans le sens expert vers participants. Ecouter, mémoriser (peut-être), oublier (sans doute puisque le cours n’invite pas les participants à mettre en action). 

Les vidéos des deux premiers modules sont agréables : le format pour chaque point traité est suffisamment long pour être intéressant sans être soporifique. Elles prennent la forme d’un cours magistral filmé énoncé par Sophie Caillat et illustré par des vues sur les différents réseaux sociaux évoqués. Chaque vidéo se termine par un résumé de ce qu’il faut retenir. Le quiz qui vient clore chaque semaine porte sur la mémorisation et non sur la compréhension des contenus. Difficile de ne pas les réussir après avoir regardé les vidéos. J’ai donc deux badges en poche !

Voir la première vidéo du MOOC Quand les réseaux sociaux font l’actualité sur Dailymotion.

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Module 7 : Interactions et tutorat

Le Module 7 d’eLearn2 est transversal aux formations numériques et aborde la question des interactions et du tutorat.

LES INTERACTIONS

Les bases théoriques qui justifient que l’on cherche par divers moyens à stimuler les interactions sociales pour le bénéfice de l’apprentissage ne sont plus à démontrer à travers notamment le conflit socio-cognitif (si personne ne peut apprendre pour nous, nous apprenons par contre mieux avec les autres, confronté à leurs idées). C’est aussi un facteur d’engagement permettant de maintenir la motivation à apprendre. Voir bien sûr Vigotsky et sa zone proximale de développement mais aussi l’approche connectiviste de l’apprentissage dont les cinq composantes sont la communication, la collaboration, la motivation, la créativité et l’intégration. 

Michael G. Moore (2003) a établi une typologie des interactions dans les formations à distance : les interactions entre l’apprenant et le contenu, les interactions entre l’apprenant et l’enseignant/tuteur et enfin les interactions entre les apprenants eux-même (interactions sociales) auxquelles peut se rajouter un quatrième type d’interactions, celle de l’apprenant avec l’interface de la plateforme et des différents outils numériques. De nombreuses études rendent la faiblesse de ces interactions responsable du fort taux d’abandon dans ce type de formation. Mais finalement, de quel type d’interactions parle-t-on ? Toutes sont-elles en cause ? L’éloignement social et affectif des apprenants (motivation) et le manque d’interactions entre apprenants (apprentissage) ont souvent été épinglés. D’où les beaux jours des formations hybrides (blended learning) qui devaient venir compenser ces difficultés par des moments de rencontres physiques relançant la motivation et favorisant les interactions entre apprenants par la constitution facilitée de la communauté d’apprentissage. 

Pourtant dans leur étude, Interagir et (dé)motiver ? Cas d’étudiants adultes dans une formation à distance et en ligne, S. Bachy et L. Di Matteo notent que « les adultes déjà engagés dans un travail professionnel ne considèreraient pas les interactions comme nécessaires pour la motivation » (autonomie fournie par l’expérience, pas de besoin d’interactions sociales pour lesquelles ces apprenants n’ont pas de temps à consacrer). Cette étude portait sur un échantillon assez faible mais un article de Thot Cursus du 22 avril 2014 Dimension sociale de la FAD : beaucoup de bruit pour rien? questionne, lui aussi, ce qui semblait avoir été établi. Il reprend un rapport du REFAD « La socialisation des étudiants en FAD au Canada francophone«  pour lequel Jean Loisier a interrogé 140 ‘éducateurs à distance’. Le résultat est là encore surprenant : il semble que, dans ces parcours majoritairement linéaires,  » les enseignants et tuteurs sont pour le moins sceptiques sur l’efficacité des mesures d’accompagnement des apprenants, censées ‘réduire l’isolement’ et ‘soutenir la motivation’ « . Les apprenants ne seraient pas en demande de socialisation et semblent heureux d’apprendre seuls ! Étonnant quand on voir fleurir de toute part les MOOC qui postulent la démarche inverse…

LE TUTORAT
Un rapide tour d’horizon des fonctions et des enjeux du tutorat dans les formations à distance : 

Brigitte Denis en 2003 identifie 7 fonctions tutorales

  1. Accompagnement affectif / accueil
  2. Accompagnement méthodologiques
  3. Accompagnement technique
  4. Accompagnement disciplinaire
  5. Métacognition / autorégulation
  6. Régulation
  7. Conseil personnalisé

Ce schéma, proposé par Jacques Rodet sur sur blog de TAD, précise clairement les différents champs de l’apprentissage sur lesquels peuvent influer les actions tutorales. 

Le tutorat doit sans doute prendre en compte ces études présentant des apprenants solitaires et silencieux mais heureux de l’être sans pour autant oublier tous les autres qui bénéficieront de cet accompagnement. Quant à savoir si le tuteur doit être expert du domaine disciplinaire qu’il accompagne, j’aurais tendance à répondre non, s’il peut, en cas de besoin, solliciter un expert. Son rôle est d’accompagner vers l’autonomie (être à côté de) et non d’enseigner. Le rôle de l’enseignant lui-même glisse progressivement vers celui d’animateur. Mais il faut aussi prendre en compte les représentations des apprenants et la manière dont ils vont recevoir et pouvoir profiter de cette aide sachant que le tuteur n’est pas expert…

Dans un idéal où le tuteur est formé et dispose du temps nécessaire pour accompagner chacun, le rôle reste à mon sens compliqué dans la modulation et l’adaptation à chaque cas différent qu’il exige pour guider vers l’autonomie. Mais sur le terrain, ces contextes (tuteurs formés et disponibles donc rémunérés) restent rares… Pour avoir suivi deux formations universitaires à distance, je peux témoigner d’un certain nombre de cours réalisés… en auto-formation ! Du coup, certains discours que j’ai pu entendre ou lire et qui m’ont souvent agacée « un bon tuteur est celui qui ne répond pas avant une semaine » ou encore « un bon tuteur demandera systématiquement à l’apprenant de reformuler autant de fois que nécessaire pour qu’il puisse trouver seul la réponse » peuvent sans doute se comprendre comme des tentatives pour légitimer des situations souvent difficiles.

Et dans le cadre de mon projet …

La durée courte (quelques heures) de mon projet de formation rend plus complexe encore le tutorat qui peut alors se transformer en traversée du désert… Les formations M@gistère, quelque soit le contenu disciplinaire, doivent aussi représenter une invitation à l’utilisation du numérique pour soi (se former, veiller), pour partager (réseaux) et bien sûr pour enseigner. Favoriser les interactions est donc essentiel mais il faut tenir compte du niveau de maîtrise du numérique très variable chez les enseignants du primaire. Les forums représentent des outils simples pour favoriser les échanges entre les participants. Pour évacuer la question technique, une première activité de présentation pourra fournir le prétexte d’un message posté sur le forum général. Une capsule vidéo engagera ensuite les participants à configurer leur profil et les notifications. Un débat autour d’une séance filmée encouragera la participation avant de proposer aux enseignants d’échanger sur leur propre pratique (parole plus risquée). Cette activité d’écriture collaborative permettra de collecter différentes pratiques dans un document partagé. Je n’opterai pas pour le Wiki de la plateforme (Moodle customisé) pourtant indiqué. Pour l’avoir testé, son utilisation avec des participants ne l’ayant jamais pratiqué, n’est pas concluante. Les enseignants sont sans doute plus à l’aise avec un Google Doc ou n’importe quel autre service similaire proposant une interface de type page blanche + traitement de texte habituel. L’autre contrainte de l’outil que je choisirai est un accès par partage de lien, simple mais privé. Cette solution présente l’inconvénient de sortir de la plateforme (peu souhaitable pour la cohérence du parcours et le confort des participants) mais elle permet au document créé de rester visible même après la suppression de la session de formation sur la plateforme. Elle propose aussi une (éventuelle) découverte d’un outil réutilisable par la suite par les enseignants pour collaborer sur d’autres projets. 

Un tutorat proactif par annonce et par relance dans les forums doit stimuler les échanges et rendre cette formation vivante malgré sa durée. Il faudra doser cette activité afin de ne pas inonder les participants de notifications trop nombreuses. L‘étalement de la formation dans le temps représente un autre paramètre sur lequel il est aussi possible de jouer pour encourager les échanges. Trop resserré, les échanges n’ont pas le temps de s’installer, trop long, la motivation s’épuise et chacun se replie sur son espace. A mon avis, il est intéressant, pour rythmer la formation, de fixer un point de rendez-vous afin que tous se retrouvent à une date donnée (stimulation et relance) sur une activité d’échange asynchrone du parcours, cette date étant clairement précisée en début de formation afin que chacun organise son parcours en conséquence. Les outils synchrones sont sans doute peu indiqués ici ( les emplois du temps sont souvent chargés et il serait mal venu de demander à ces enseignants de se connecter le soir, moment réservé à la famille, à la vie privée … ou aux corrections 🙂  ).

Sources :
Sur les interactions

Françoise Docq, eLearn2 : Interactions et apprentissage (vidéo)
S. Bachy et L. Di Matteo, Interagir et (dé)motiver ? Cas d’étudiants adultes dans une formation à distance et en ligne
Sur le Tutorat
Françoise Docq, Le tutorat en ligne : points de repère (présentation, 11′)
Brigitte Denis, Quels rôles et quelle formation pour les tuteurs intervenant dans des dispositif de formation à distance ? Distance et Savoir

Pour aller plus loin :
Lucie Pearson, Le connectivisme (Prezi)
Jean Loisier, La socialisation des étudiants en FAD au Canada francophone, REFAD, 2014 (pdf) Jacques Rodet, Le blog TAD sur l’actualité du tutorat à distance

 

Module 6 : L’évaluation des apprentissages

Le Module 6 d’eLearn2 aborde logiquement l’évaluation des apprentissages. Ces évaluations pour lesquelles je ne parviens pas à trouver de compromis intéressants (voir, dans ce blog,  le point sur l’évaluation en FLE). Le premier Quizz du module me permet de vérifier que je n’ai pas de zone d’ombre sur cette notion (18/20). Ça ne me suffit pourtant pas pour être confortable avec le sujet ! Je reprends des documents fournis par eLearn2 quelques schémas qui me semblent utiles :

Les 3 phases du processus d’évaluation : La première phase étant logiquement déduite des objectifs préalablement fixés, le seconde finalement très complexe et la troisième étant la plus problématique.

phases evaluation

Un tableau qui aide à déterminer le dispositif d’évaluation à adopter en fonction du domaine (cognitif, affectif, psychomoteur) et du niveau (surface, intermédiaire, profondeur) de la compétence à évaluer :quelleevaluation2Chaque stratégie implique un travail plus ou moins long de l’apprenant (réalisation) et de l’enseignant (conception / correction). C’est ce temps là qu’il faut mettre en rapport avec le type et l’importance de la compétence à évaluer. Mais c’est aussi en regard de ces temps qu’il faudra être capable d’énoncer clairement l’intérêt de l’évaluation pour l’apprenant et pour l’enseignant puisque les stratégies les plus « légères » (QCM, texte à trous, …) ne permettent pas d’évaluer les compétences de niveaux profonds.

Concernant les formations numériques, il me reste une question à approfondir : celle de l’évaluation par les pairs.  Elle me semble intéressante à différents niveaux : celui de la réception de l’évaluation par les apprenants et donc sur ce qu’ils peuvent en retirer (formatif), sur leur implication plus grande, sur l’apprentissage qui peut se faire à travers ce type d’activité et par une autonomie favorisée des apprenants devenus évaluateurs, et par le temps (improductif) récupéré par l’enseignant. Les  limites, je peux les sentir à travers ce MOOC : évaluer la production des autres nécessite de ne pas être trop éloigné des thèmes traités sinon il est difficile d’entrer dans ces écrits et de les évaluer correctement. Un article à ce sujet :  Évaluer ou être évalué, telle est la question (2009) Amaury Daele.

La question du pourquoi évaluer reste complexe dans le cadre de mon projet. Je peux facilement justifier de son intérêt, voir de sa nécessité, pour le formateur/concepteur et pour l’institution (améliorer et adapter la formation) mais il est plus difficile de l’imposer dans le cadre dans lequel elle se déroule : celui de la formation continue des enseignants. Ces enseignants ne gagneront, ni ne perdront rien en reconnaissance quelle qu’elle soit en suivant cette formation. Par contre, ils pourront, à travers elle, trouver des réponses à des problématiques quotidiennes. La seule évaluation pertinente pour eux se trouve probablement sur le terrain : cette formation aura-t-elle ou non des effets directs et attendus sur celui-ci. Je ne prévois donc que deux évaluations de la formation par les apprenants pour mon projet sur M@gistère. La première se fera à la fin de la formation pour évaluer la satisfaction des apprenants et récolter leurs réflexions, la seconde, deux mois plus tard, pour évaluer les transferts dans les pratiques quotidiennes. Le partage des séances construites par les apprenants jouera un rôle d’évaluation formative à travers les commentaires des participants eux-mêmes.

Finalement, le module 6 propose comme activité la réalisation d’un QCM.  Je reste dans l’idée de mon projet et j’imagine un questionnaire de positionnement qui permettra aux apprenants d’évaluer leurs connaissances des attentes institutionnelles pour l’enseignement des langues vivantes étrangère à l’école primaire. Le résultat les encouragera à suivre le module de la formation sur ce thème où à passer directement au module suivant. J’en ai profité pour tester différents outils de Quizz. Avec mes contraintes (possibilités d’utiliser plusieurs types de questions, des feedbacks contextualisés en fonction des réponses, des questions non notées, un seuil de réussite), je n’ai pas trouvé grand chose de séduisant. J’ai opté pour Questbase qui répondait à ces contraintes mais on ne peut pas dire que le résultat soit très design ! Vous pouvez tester ce quizz ici.

Sources :
Daele, A. & Berthiaume, D. (2011). Choisir ses stratégies d’évaluation. (pdf)

Pour aller plus loin :
REPI : L’évaluation : Avantages et inconvénients de différents types de questions, Quelques conseils de rédaction. (pdf)
Revue RESEAU (2009). Le questionnaire à choix multiples. Publication du Département Education et Technologie, Université de Namur. (pdf)
Les Mémos de l’IPM (2011). Comment évaluer les travaux de groupe ? (pdf)
Nasr KHAZRI, L’évaluation de l’efficacité de la formation –  Le modèle de Kirkpatrick 
Detroz, P. (2012). La qualité dans l’évaluation des apprentissages. Conférence organisée à l’Université catholique de Louvain. (vidéo)
Une présentation très complète sur l’évaluation positive par François Muller : Évaluer « pour » les apprentissages, ça marche. (2014)

Pour comprendre mon inconfort sur l’évaluation à l’école, voici une vidéo qui l’explique très bien et propose des pistes utilisable au-delà du contexte scolaire :