Le 22 octobre, les résultats …

J’ai conservé la notification des forums du campus de Paris 3 et c’est tant mieux : les résultats du master AIGEME pour la promo 2012/2013 viennent d’être postés : j’ai obtenu une mention Très Bien !

Si je suis contente ? Oui, évidemment, c’est malgré tout une reconnaissance du travail réalisé mais nous avons attendu nos notes en vain, certaines pour des travaux remontant à près d’un an, nous avons ensuite soutenu mi-septembre et puis là encore rien… Il y aurait beaucoup à dire sur l'(in)intérêt d’un évaluation aussi tardive… Finalement, chacun a continué de son côté et c’est un peu loin tout ça. Je prends quand même mon téléphone pour partager avec Juliette et Guillaume … injoignables, ils sont eux aussi sur d’autres chemins ! 

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Mémoire terminé, soutenance bouclée …

Fin août, peu de temps pour finaliser mon mémoire. Une classe à double niveaux attribuée au dernier moment donc une rentrée qui m’a laissée très peu de temps pour prendre la mesure de cette année aigémienne. J’aurais aimé souffler un peu…   

La préparation, certes rapide de la soutenance, m’a tout de même fourni l’occasion de faire un bilan. Une révolution dans ma perception du monde ? Non, pas exactement ! Mais, en dehors même des connaissances et compétences acquises, ce sont plutôt des regards qui se sont décalés ou enrichis. 

En m’inscrivant à une formation à distance, je ne doutais pas que ce dispositif me convienne. Et puis, se former à distance sur les dispositifs à distance me semblait plutôt raisonnable ! Après une année d’AIGEME, ce principe, pour moi, est validé et légitime donc des dispositifs comme Pairform@nce et M@gistère. Je me suis donc observée tout le long de cette année et j’ai noté l’impact sur l’apprenante que j’étais de certaines scénarisations, de certains choix pédagogiques des différents cours proposés. J’ai fait part de mes ressentis, remarques, enthousiasmes ou parfois de ma perplexité dans ce journal de bord et dans la partie Réflexions des cours concernés. Cette observation représente un apprentissage transversal à mon sens essentiel pour le Master.

J’ai aussi apprécié écrire régulièrement (parfois en privé !) dans ce journal. La mise à distance, l’organisation et la structuration de la pensée que procure l’écriture est réellement intéressante dans ces moments d’apprentissage. La tenue du journal des enseignants qu’impose l’institution relève par ailleurs du même principe pour viser les mêmes bénéfices.

La bonne surprise de cette année ? Je ne pensais pas trouver une telle richesse dans les échanges et les interactions entre tous les participants de ce Master. Je n’ai jamais vu la plupart de mes comparses de cette année mais je pense les connaître mieux que d’autres, croisés sur les formations présentielles que j’ai pu suivre auparavant ! Je me suis même demandée si certains dysfonctionnements du Master n’avaient pas contribué à …  Bien entendu mon point de vue sur le travail collaboratif a changé. Pour autant, je n’en fais pas la panacée de tout dispositif : nous avons tous pu en tester les limites. Mais de toute évidence, c’est un principe que je réutiliserai.

Reste tout de même une question sans réponse : la richesse de cette année est-elle le fait de cette promo ou bien est-elle liée aux formations à distance ? Une seule manière de le vérifier pour moi : suivre une autre FAD ! Comme Christian Ollivier et Filomena Capucho m’ont convaincue, je me suis inscrite sur un Master FLE pour l’année qui vient …

Merci à tous les aigémiens 2012/2013 !

 

14 juillet, mon mémoire s’achève

Un mémoire qui se termine sur un feu d’artifice ? Pas exactement, ce n’est que le premier jet ! Et il me reste malgré tout un sentiment de frustration. Il aurait fallu beaucoup plus de temps et de données pour faire le tour de la question mais le calendrier m’a rattrapé et la plupart des acteurs de la formations continue des enseignants … sont en vacances. Le travail aurait de toute manière dépassé les délais et l’enjeu de cet écrit. Ce soir, j’irai donc voir le feu d’artifice !

Organologie de la sphère académique

La conférence de Bernard Stiegler, organisée par Paris 3 vient de se terminer. Fidèle à lui-même jusque dans ses titres !

Je n’aime pas le noir de ses idées,
je n’aime pas l’élitisme dont il fait montre,
je n’aime pas avoir besoin d’un dictionnaire pour lire ou écouter,
je ne peux pas m’empêcher de voir quelqu’un qui incarne ce que le numérique remet en cause ,
mais je perçois parfois la prolétarisation des esprits dont il parle si souvent,
et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a probablement raison …
Je préfèrerais tellement croire Michel Serres !

La conférence sera diffusée sur Canal U dans quelques jours.
Sur le Skhole.fr, Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres

Enfin les invitations …

Après plusieurs mois de recherches et d’échanges de courriers, nous jetons l’éponge ! Pour le cours Visioconférences : techniques et uages, Juliette Delachambre, Guillaume Augé et moi, avons choisi le thème du E-leaning en Asie Emilie Viret, une ancienne étudiante du Master AIGEME, a rapidement répondu favorablement à notre invitation. Elle partagera son expérience au Laos avec nous le 10 juin. Mais nous avons passé plusieurs mois à tenter de trouver un autre intervenant … sans succès pour diverses raisons avec l’impression désagréable d’avoir passé beaucoup de temps et d’énergie sur un aspect où nous n’avions pas les leviers : en effet aucun d’entre nous ne possède de réseau en Asie dans ce domaine.

Je dois avouer que c’est moi qui ai entraîné mes comparses du Master dans cette voie. Mon intérêt pour la question fait suite à un stage que j’ai effectué au Cambodge dans une classe bilingue khmère / français, il y a quelques années. J’ai alors pu réaliser que certaines de nos pratiques pédagogiques n’étaient pas nécessairement adaptées aux habitudes éducatives et cultuelles de tout pays… La question se pose pour moi avec la même acuité pour le eLearning.  La littérature dans ce domaine fait peu de place à la différenciation culturelle et semble postuler que nous pouvons tous apprendre de la même façon et partout dans le monde indépendamment de notre environnement culturel. J’attends donc avec impatience ce qu’Émilie Viret nous en dira.

En attendant, voici notre invitation pour cette visioconférence qui fait donc partie des lundis du M@ster.
afficheInvitation VisioElearningAsie
Je vous invite à visiter le blog des Lundis du M@ster pour en savoir plus sur notre intervenante.

Moins mais mieux !

Je n’ai presque rien écrit dans mon ePortfolio ce mois-ci. Je l’ai pourtant utilisé avec plaisir et intérêt jusque là. Plus de temps,  je me laisse gouverner par les priorités des dates de rendus. Gérer, prioriser, assurer … très bien tout ça.  Mais pour quel bénéfice. Je partage avec vous l’image que j’ai en tête :

gavage.gif (4946 octets)
http://apprendre.free.fr

Ce Master 2 privé de Master 1 a peut-être voulu mettre les bouchées doubles mais quel en est le prix ? A mon sens celui d’une vraie réflexion, d’une pensée critique qui n’a que peu de temps et d’espaces pour s’exercer, d’une appropriation efficace des compétences visées. Les forums du campus,  à l’exception de ceux du cours Web 2.0 et Approches et Usages pédagogiques de Mr Ollivier, se sont vidés des échanges du premier semestre, restent aujourd’hui des messages essentiellement administratifs ou d’organisation. C’est dommage, j’aurais préféré moins mais mieux !

Normes, standards et collaboration

Prolongeant ma réflexion sur ce thème, un travail collaboratif de l’ensemble des participants du master devait permettre de mutualiser les travaux de chaque groupe pour ce cours. Il est intéressant de constater qu’il n’a pas pu être mené à bien. Certes la charge de travail a été très lourde cette année, nousfinissons tous par chercher des raccourcis. Mais il me semble que la raison de cette difficulté est peut-être à chercher ailleurs. Des travaux collaboratifs ont été menés sans difficultés dans d’autres cours mais ils étaient limités à des groupes plus restreints (ici, la totalité des étudiants du master était concernée) et sur des gestions de cours où l’enseignant était aussi tuteur et actif. Ce sont peut-être là les conditions de succès de ce type de travaux.

Ecriture collaborative

Retour d’expérience sur les wikis.

Dans différents cours de ce master, il nous est demandé de produire des écrits collaboratifs dans des wikis. Dans l’enseignement secondaire, ce type d’écriture est parfois pratiqué dans le cadre de la classe où par groupe, les élèves produisent des textes avec une médiation orale qui régule leur écrit. Pour nous, cette écriture se fait sans modération ni médiation et sans réellement connaître les intervenants. L’exercice n’est pas évident. Par réflexe, certains signent leur production, beaucoup écrivent à la suite de l’existant sans oser intégrer. On accumule sans synthèse parce qu’il est très difficile d’intervenir sur le texte de quelqu’un qu’on n’identifie d’ailleurs pas toujours. Les questions de la légitimité et du consensus se posent sans qu’on ait moyen de les résoudre.

Pourtant, on peut lire dans des documents comme celui du Wiki d’EduTech sur l’écriture collaborative : « Il faut souligner la fréquence élevée d’écriture collaborative en entreprise plus de 85 % des documents sont issus d’un travail collaboratif ». J’ai travaillé pendant 18 ans en ingénierie informatique, secteur plutôt propice à ce type de démarches et des documents collaboratifs au sens où on le pratique dans ce master, je n’en ai jamais fait !  Beaucoup de documents sont écrits à plusieurs mains mais en « coopérant », avec des règles établies, des domaines d’expertises de chacun et un responsable qui régule, gère la cohérence et valide le résultat. Entre contribuer et co-écrire, la différence est énorme et la confusions souvent entretenue ou du moins présente : coopérer n’est pas collaborer !
Dans le wiki de Paris 5, on trouve une distinction qui me convient parfaitement :
Collaboration : « Travailler ensemble » : élaboration en commun d’une solution négociée et consensuelle.
Coopération :  « Opérer ensemble » : partage des tâches entre les différents participants et une mise en commun par juxtaposition des apports de chacun.

Il me semble que l’une des caractéristiques de l’écriture réellement collaborative est la recherche du consensus et donc un certain lissage où le saillant disparaît et où l’innovation trouve difficilement sa place. Cette forme n’est donc pas nécessairement indiquée en production (ou alors sur des espaces informels ou de recherche). C’est par contre un outil de co-construction des savoirs en apprentissage très efficace.

Pour compléter : un dossier sur les pratiques collaboratives de l’ENS de Lyon qui me semble intéressant. Définitions, typologies, ..

Commentaire, recommandation, curation … et implications !

Aucun problème avec tous ces outils jusqu’à la publication de ce ePortfolio et de certains articles référencés ailleurs ou commentés sur place. Les commentaires et les pings sont toujours gratifiants. Ils sont la marque que ma prose a réellement intéressé quelqu’un, ce que les statistiques ne peuvent pas signifier puisqu’elle ne portent que sur le visionnage et non sur l’intérêt trouvé dans les contenus.

Sauf que ... au fur et à mesure de mes lectures, réflexions, certains articles me paraissent incomplets ou peut-être même mal orientés. J’utilise ce blog d’une manière réflexive et les écritures successives font donc partie du processus.  Mais la question se pose du droit moral de modification lorsqu’un article a été commenté ou référencé par ailleurs.

Mon article sur les cartes heuristiques/cartes conceptuelles a par exemple été « scoopé » deux fois. Après ces deux citations, je l’ai enrichi. Qui me dit que les commentaires des curateurs de cet article sont toujours cohérents avec son contenu ? Pourtant rien n’est visible à la consultation de l’article et seules figurent la date de création et les dates postérieures des pings mais non les dates de modifications. Quand bien même elles seraient portées, personne n’y ferait attention !

Autre exemple, sur le blog d’une collègue de master figurent en page d’accueil différents commentaires sur le design qu’elle a choisi. Mais par la suite, elle décide de changer le look de son ePorfolio. C’est son droit et sa liberté d’expression. Pourtant les commentaires ne sont plus en phase. Doit-elle les supprimer ? indélicatesse ? Doit-elle hésiter à modifier son ePortfolio ? Certainement pas ! …

Pour ces ePortfolios, les conséquences ne sont pas critiques mais on peut très bien imaginer ce qui se passerait pour des publications plus importantes largement commentées ou référencées et dont l’auteur déciderait de modifier le contenu …

Des commentaires sur cette réflexion ? 😉

Une fois de trop !

Je n’ai pas compté mais je viens de lire une fois de trop  … l’apprenant au centre de ….  et je me fais la promesse de ne plus l’employer ! C’est sésame de tout écrit sur la pédagogie (numérique ou pas) donnant lieu à des textes qui pour autant ne sont pas nécessairement très profonds. Tant utilisé qu’il est usé. Il n’y a parfois rien derrière !

Et j’imagine un moteur de recherche qui éliminerait tout ce qui concerne cette expression mais aussi classe inversée, Mooc, mindMapping et mort annoncé des cours magistraux (souvent annoncée lors de conférences non moins magistrales)… sujets intéressants mais sur-représentés. Émergeraient alors certainement des trésors d’innovations pédagogiques asphyxiés aujourd’hui par quelques thèmes récurrents.