Compétences et FLE

compétences FLE

D’après le CECR (Chapitre 2 / Approche retenue)

 

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Le CECR

Le Cadre Européen Commun de Référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer ( CECR ) est un document publié par le Conseil de l’Europe en 2001. Il définit des niveaux de maîtrise d’une langue étrangère en fonction de savoir-faire dans différents domaines de compétence. Il a été conçu dans l’objectif de fournir une base aussi exhaustive que possible pour l’élaboration de programmes de langues, de curriculums, de matériels d’enseignement et d’apprentissage, ainsi que pour l’évaluation des compétences en langues étrangères. Disponible en 39 langues, il est effectivement utilisé dans de nombreux pays. Il établit 6 niveaux de compétences en langues étrangères : A1 et A2, B1 (Niveau Seuil) et B2, C1 et C2 et définit également trois niveaux intermédiaires (A2+, B1+, B2+).

Pourquoi ?
Le CECR doit servir l’économie européenne en facilitant la mobilité des personnes et compétences. L’objectif général est une simplification et une standardisation des systèmes d’enseignement et d’évaluation de compétences linguistiques des langues au niveau européen. S’il ne propose pas de solutions méthodologiques, le CECR promeut  l’approche actionnelle par compétences langagières et permet de dépasser la logique de maîtrise quasi totale d’une ou plusieurs langues pour aller vers une logique d’interaction entre différentes langues, quel que soit le niveau de maîtrise de ces dernières. C’est donc aussi un outil de promotion du plurilinguisme nécessaire à l’Europe.

Comment ? Le CECR  établit des activités de communication langagière qui peuvent relever de :
– la réception : écouter, lire
– la production : s’exprimer oralement en continu, écrire
– l’interaction : prendre part à une conversation
– la médiation (notamment activités de traduction et d’interprétation)

Ces activités sont définis par des descripteurs pour chacun des six niveaux identifiés, fournissant ainsi une échelle d’évaluation indépendante de l’organisme évaluateur, et transposable à n’importe quelle langue.

S’il a été bien accueilli par les didacticiens des langues, certains pédagogues ont émis des critiques concernant son usage. Voir à ce sujet quelques questions impertinentes à propos d’un Cadre Européen Commun de Révérence de Christian PUREN.

Le CECR en image 
CECR nouveautés

Sources:
Le CECR à télécharger
Introduction : la perspective actionnelle et le CECRLP. Bagnoli, E. Dotti, R. Praderi et V. Ruel (pdf)

Cadre européen commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer (CECR) – Conseil de l’Europe
Cadre européen commun de référence pour les langues – Wikipedia
CECR : Cadre européen commun de référence pour les langues – Eduscol

Modalisation

Modalisation du discours  :
La modalisation représente l’attitude du locuteur par rapport au contenu de son énoncé. Elle se réalise à travers des marques de subjectivité qui rendent compte de ses opinions, sentiments ou préférences. Elle peut traduire un jugement positif ou négatif. Les éléments traduisant ou trahissant les intentions du locuteur peuvent être visibles (présents) ou invisibles (les « non-dits », l’implicite). Tous les types de modalités d’énonciation communique l’objectif du locuteur mais ne garantissent pas que l’interlocuteur le comprenne s’il ne partage pas les connotations de la modalisation.

Les procédés visibles de modalisation :
Les procédés lexicaux : champ lexical péjoratif ou mélioratif, verbe d’opinion (croire, penser, supposer, …), adverbe, …
Les procédés grammaticaux  : phrase exclamative, conditionnel (incertitude), auxiliaires modaux (pouvoir, devoir, falloir)
Les procédés stylistiques : métaphore,  antiphrase, litote, hyperbole, …
Les procédés typographiques : lorsqu’il s’agit d’un écrit (italique, soulignement….).

Sources:
Marqueurs d’énonciation : définitions et approches pratiques – Ida Lucia Machado
Cap-concours.fr – Modaliser un discours
Le français moderne – Modalisation et modalité

Input / output

L’input est l’ensemble des connaissances transmises à l’apprenant, il renvoie à son environnement langagier. Cet environnement ou exposition peut être constitué d’interactions en face à face, de discours de tout genres, authentiques ou didactiques, sonores ou écrits, et constitue l’apport de données à partir duquel l’apprenant va saisir celles qui l’intéressent, et qui constituent le matériau que traite l’acquisition.

L’output est ce que l’apprenant a assimilé, ce qu’il est capable de produire à la fin de son apprentissage.

D’après le dictionnaire de didactique du français de J.P CUQ.

Fossilisation

« Si on définit l’interlangue comme une grammaire intériorisée en construction, marquée par son instabilité, sa perméabilité et son caractère transitoire (incluant donc des formes fautives), la fossilisation apparaît comme une réalisation figée, non adéquate aux règles du système. […]. D’un point de vue fonctionnel, la fossilisation peut être comprise comme la persistance d’habitudes articulatoires ou grammaticales (rigidité linguistique) de la langue maternelle ou comme le sentiment du locuteur de disposer d’un outil adéquat et suffisant pour s’intégrer efficacement dans les interactions qui lui sont familières. Enfin, elle peut apparaitre comme l’image d’une incapacité ressentie à progresser plus avant dans l’apprentissage d’une langue étrangère.. »

Renvois : ERREUR, FAUTE, INTERLANGUE.
CUQ (J.P.), (Dir), 2004 : Dictionnaire de didactique du français langue étrangère et seconde, Paris : Clé-international